Falcon, un drone supersonique pour l’entraînement à la défense antimissile

Peu connu, le drone supersonique Falcon développé par la société UVAD Technologies est proposé comme cible d’entraînement à bas coût pour la défense antimissile. Ce mardi 3 novembre, Safran a annoncé fournir la propulsion.

Les guerres en Iran et en Ukraine, tout comme les incessants tirs d’exercice ou d’intimidation de missiles de la Corée du Nord, focalisent toujours plus l’attention sur les besoins en capacité de défense antimissile. Dernier rempart pour protéger les villes et leurs habitants en cas d’attaque, ces systèmes sont aujourd’hui très demandés et les offres se renforcent. Mais encore faut-il que les opérateurs des forces armées apprennent à s’en servir, y compris en cas d’attaque massive. C’est là qu’intervient un marché peu connu, celui des cibles aériennes.

Souvent à usage unique, ces cibles doivent être bon marché. La société canadienne UVAD Technologies Inc. propose son drone Falcon. À l’occasion du salon Euronaval à Villepinte, le 3 novembre, Safran Power Units a annoncé son partenariat avec le droniste pour fournir la propulsion du Falcon. Il sera propulsé par deux turboréacteurs qui assureront au drone des vitesses supersonique à basse et moyenne altitude.

Ces drones pourront donc servir de cible pour les systèmes de défense aérienne mais aussi pour l’entraînement au tir de missile air-air des pilotes de chasse. La baisse du prix des cibles aériennes permettra notamment aux forces armées de tester des configurations d’interception de cibles multiples, afin de mieux anticiper la défense aérienne en cas d’attaque massive.

Daniel CHRETIEN

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