L’Etat allemand va prendre 50 % du fabricant de blindés KNDS

 

Par Denis Lantoine

Selon le Handelsblatt, Berlin envisagerait de reprendre la moitié du capital du fabricant des chars Leopard 2 et Caesar auprès des familles actionnaires, ce qui le placerait à parité avec l’Etat français. Une entrée en Bourse, reportée en juillet, pourrait intervenir par la suite.

Le groupe d’armement KNDS, né du rapprochement entre l’allemand Krauss-Maffei Wegmann et le français Nexter, va connaître du changement à son tour de table. Le quotidien Handelsblatt indique en effet que Berlin envisagerait de reprendre la moitié du capital du fabricant des chars Leopard 2 et Caesar qui participe par ailleurs au programme de char du futur MGCS. Selon une source gouvernementale, un accord de principe prévoit désormais le rachat par l’Etat allemand des 50% du groupe d’armement détenus par la famille Bode-Wegmann. Ce qui mettrait ainsi Berlin et Paris à parité des intérêts. Selon le journal, la signature pourrait intervenir en novembre avec une réalisation un mois plus tard.

« Future introduction en Bourse commune »

Le projet d’introduction en Bourse, avec des cotations à Paris et à Francfort, de KNDS, reporté en juillet dernier, pourrait ne pas être abandonné pour autant. A l’époque, il avait dû faire face à la réticence des investisseurs envers le secteur de la défense. L’opération devait permettre de placer jusqu’à 20% du capital auprès d’investisseurs institutionnels et le solde devait rester, à parts égales, dans les mains des deux Etats : 40% pour la France via GIAT Industries, et 40% pour l’Allemagne par le biais de la banque publique KfW. Wegmann & Co., holding des familles actionnaires, aurait vendu à cette occasion 40% des parts à Berlin tandis que Paris aurait cédé un cinquième de sa participation.