l’armée française FDI à Naval Group

La France a franchi une nouvelle étape dans le renforcement de ses capacités de défense en commandant une cinquième frégate de défense et d’intervention (FDI) auprès de Naval Group, confirme BFMTV. Cette décision s’ajoute au programme lancé en 2017, qui vise à moderniser et élargir la flotte de la Marine nationale avec des navires capables d’affronter des conflits de haute intensité. Annoncée hier, la commande arrive alors que l’Europe se réarme et que les tensions en mer sont en hausse.

Ce qu’il faut savoir sur la commande et le calendrier

La commande de cette cinquième frégate a été confirmée dans un communiqué émis jeudi. Le navire, qui sera baptisé « Amiral Cabanier », ne rejoindra pas la Marine nationale avant 2032. L’Amiral Ronarc’h, première de la série, a déjà été livrée en octobre 2025 et est actuellement en déploiement. Les frégates suivantes seront progressivement livrées d’ici 2032, conformément à la loi de finances 2026. La France n’est pas la seule à renforcer ses capacités maritimes : la Grèce a récemment acquis quatre FDI, signe de la confiance internationale placée dans ce programme.

À quoi servent ces frégates et de quoi elles sont capables

Le programme FDI a pour but de fournir à la France des bâtiments polyvalents, qui renforcent la défense nationale et permettent à la Marine nationale de répondre efficacement aux menaces modernes, tout comme le programme Barracuda. Conçues pour le combat de haute intensité, les FDI embarquent plusieurs plateformes : un hélicoptère, un drone et des commandos. Elles peuvent se défendre contre des avions, traquer des sous-marins, neutraliser des navires de surface et faire face à des menaces irrégulières comme les drones ou les vedettes rapides.

Côté armement, les FDI françaises devaient initialement pouvoir tirer 16 missiles antiaériens Aster. Ce nombre devrait être porté à 32 grâce à l’actualisation de la loi de programmation militaire. Selon le chef d’état-major de la Marine, l’amiral Nicolas Vaujour, cette montée en capacité se fera progressivement, lors des opérations d’entretien planifiées des navires.

Numérique, électronique et exportations

Les FDI intègrent un radar à plaques offrant une vision permanente à 360°, ce qui réduit le temps de réaction face aux menaces aériennes. Ce système s’appuie sur des capacités de calcul avancées pour traiter les informations provenant de divers capteurs, contribuant à la modernisation de la flotte. Un centre de données cybersécurisé assure le fonctionnement efficace et sécurisé du système de combat numérique.

Les frégates embarquent aussi des systèmes de missiles antinavires Exocet MM40, des pièces d’artillerie de 20 mm et 76 mm, ainsi que des torpilles MU90. La Grèce, pour sa part, a choisi une version équipée de 32 missiles antiaériens Aster 30, mettant en lumière l’importance stratégique de ces navires en Méditerranée, notamment face aux tensions régionales avec la Turquie.

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