La DGA salue le succès de la première campagne de tirs effectuée par l’hélicoptère Guépard –

Le programme HIL [pour «hélicoptère interarmées léger», encore appelé «Guépard»], basé sur le H160M d’Airbus Helicopters, n’est pas évident à suivre. Depuis son lancement, en mars 2017, il a été successivement décidé de l’accélérer, de revenir au plan initial, de l’avancer à nouveau et de temporiser. Seul le nombre d’appareils à livrer aux trois armées [169 exemplaires], est resté inchangé.

Ainsi, la Loi de programmation militaire [LPM] 2024-30 promulguée en août 2023 prévoyait la mise en service de 20 Guépard, principalement au sein de l’Aviation légère de l’ armée de Terre [ALAT], d’ici 2030. La nouvelle version de ce texte, adoptée par le Parlement au début de ce mois, a revu cet objectif à la baisse, avec seulement 5 appareils devant être livrés à cette même échéance.

Quoi qu’il en soit, dans un récent entretien publié par La Tribune, le général David Cruzille, le commandant de l’ALAT [COMALAT], a confirmé que le premier Guépard serait livré au Groupement aéromobile de la Section technique de l’armée de Terre [GAMSTAT] au début de l’année 2029, après les vérifications d’usage de la Direction générale de l’armement [DGA]. Puis, cet appareil sera ensuite transféré à l’École de l’Aviation légère de l’armée de Terre [EALAT] trois mois plus tard. 

Armée de l’air

Un second Guépard devrait être remis au GAMSTAT pour mener des expérimentations dans les domaines de la dronisation et de la connectivité.

On va commencer «à expérimenter les évolutions de l’appareil très peu de temps après son entrée en service pour bénéficier au maximum des innovations en boucle courte», a expliqué le général Cruzille. «Tactiquement, en matière de dronisation, cet appareil aura un panel de mission large. Les équipages ont vraiment une motivation forte aujourd’hui pour être qualifiés sur le Guépard», a-t-il ajouté, après avoir rappelé que le 3e Régiment d’Hélicoptères de Combat [RHC] sera la première unité opérationnelle de l’ALAT à le mettre en œuvre. 

Avions personnels

En attendant, le développement du Guépard se poursuit. L’an passé, cet hélicoptère a effectué son premier vol, depuis Marignane [Bouches-du-Rhône], où le siège d’Airbus Helicopters est implanté. Puis, les essais de son futur radar à antennes actives [AESA] en bande X ont été réalisés avec succès à partir d’un Puma «banc d’essais» de DGA Essais en Vol [DGA EV].

Cela étant, un nouveau palier vient d’être franchi, avec le succès de la première campagne de tirs du Guépard, réalisée à Cazaux [Gironde] par DGA EV, avec l’appui d’Airbus Helicopters. Elle a consisté à mettre en œuvre la nacelle du canon axial, les armements de sabord [mitrailleuse, fusil de précision] et des leurres. En outre, elle a également permis de réaliser les premiers essais en vol de l’assistant de mission de cet appareil, c’est-à-dire du système informatique, connecté à l’ensemble des capteurs et des moyens de communication. 

Équipement militaire

«C’est une étape essentielle du programme HIL qui a été franchie conformément au calendrier de développement», a salué la DGA, via un communiqué diffusé ce 15 juillet.

Par ailleurs, cette dernière a confirmé que les Guépard destinés à l’ALAT pourraient bien avoir la capacité à emporter des missiles antichars.

«Outre celles testées lors de ces essais, l’intégration de roquettes, roquettes guidées laser et missiles antichar Akeron LP est à l’étude», a-t-elle en effet avancé. En revanche, elle n’a rien dit au sujet des versions destinées à la Marine nationale et à l’armée de l’Air & de l’Espace. Par exemple, les futurs Guépard de l’Aéronautique navale ne devraient disposer que de 24 roquettes guidées laser [RGL] et d’une mitrailleuse MAG 58 de 7,62 mm. 

Photo : DGA

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