Barracuda : la Marine française gagne un an sur les livraisons

Le programme Barracuda qui prévoit la construction de six sous-marins nucléaire d’attaque (SNA) avance à grands pas. Après la livraison du Suffren, du Duguay-Trouin et du Tourville, le quatrième bâtiment de la série, le De Grasse, est dans la dernière étape de sa construction. Quant au Casabianca, sixième et dernier de cette série, sa livraison a été avancée d’un an par rapport à la date initiale.

Par Kévin Comby

C’est une annonce qui va sans nul doute ravir la Marine française, notamment compte tenu du contexte international actuel. Lancé en 2020 avec la livraison du Suffren, le programme Barracuda, qui prévoit la construction de six sous-marins nucléaires d’attaque (SNA) par Naval Group, avance bien. Voire même très bien. Après le Duguay-Trouin en 2023 puis le Tourville en 2024, la dynamique pour la production des trois derniers submersibles s’accélère.

Comme le rapporte le site Actu, après un accord entre Naval Group et la Marine nationale, la livraison des trois derniers bâtiments, à savoir le De Grasse, le Rubis et le Casabianca, a été avancée d’un an par rapport aux prévisions initiales. Quatrième unité de la série, le De Grasse vient en effet de voir sa chaufferie nucléaire mise en marche et se rapproche donc doucement de sa livraison. Avant cela, le submersible devra toutefois effectuer ses premiers essais en mer lors du premier trimestre 2026 avant d’être pris en main par la Marine nationale de façon définitive.

La dernière livraison prévue pour 2029

Le Rubis, cinquième de la série, suivra rapidement puisqu’il est d’ores et déjà achevé à hauteur de 80%. «90% de la partie industrielle du programme est aujourd’hui bouclée», s’était d’ailleurs félicité en octobre dernier Hervé Glandais, le directeur du programme Barracuda. Quant au Casabianca, sixième et dernier submersible de cette série, il sera livré en 2029 au lieu de 2030.

Il faut dire que cette réussite industrielle française repose sur un facteur déterminant : l’effet de série qui permet un important gain de productivité, notamment sur le temps d’intégration de ces sous-marins. Pour preuve, alors qu’il avait fallu 13 ans entre la commande et la livraison du Suffren, le dernier sous-marin nucléaire d’attaque du programme sera construit en l’espace de seulement sept ans, soit un gain de trois années tous les trois bateaux.

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